Agiles et pratiques, les trottinettes électriques sont un atout précieux pour les déplacements urbains. Leur présence en ville s’est accrue depuis 5 ans, notamment de par tout l’aspect environnemental qui a pris en galons ces dernières années notamment auprès de la jeune génération.
Légers et pratiques, il n’est pas surprenant que les scooters électriques se taillent une place de plus en plus importante dans les habitudes de transport des gens, surtout s’ils doivent se déplacer en zone urbaine.

Les utilisateurs types des scooters électriques
Les jeunes adultes urbains sont le coeur de la cible, principalement les 18-34 ans, étudiants et jeunes actifs, plus la métropole est grande, et plus cette cible fait ses déplacements en scooter électrique.
Les utilisateurs quotidiens pour trajets domicile-travail courts sont aussi nombreux à utiliser ce mode de transport, la aussi, principalement en ville, étant un moyen plus pratique que la voiture, et souvent plus rapide compte tenu du temps de stationnement.
Autre type d’utilisateur majeur du scooter électrique, les professionnels, cadres, pour déplacements de travail et livraisons, c’est d’ailleurs dans de plus en plus de zones urbaines le seul moyen de passage pour la livraison.
Seniors et personnes à mobilité réduite, avec scooters 4 roues adaptés sont aussi des utilisateurs courants, car le format est beaucoup plus pratique que la voiture, qui demande une plus grande capacité de conduction.
Les adolescents dès 14 ans, avec scooters équivalents 50cc (vitesse max 45 km/h) sont aussi concernés, les parents y voyant un moyen d’autonomie pratique et moins dangereux que la voiture.
De manière plus globale, les utilisateurs recherchant une alternative écologique et économique sont aussi concernés, ils sont principalement des jeunes urbains, mais des personnes de tout âge et de toute catégorie sociale y sont inclus.
Les utilisateurs nécessitant maniabilité, compacité, et silencieux en ville font aussi ce choix, qui se partage généralement avec la trotinette électrique, elle aussi très populaire, et sujette a de nombreuses polémiques en ville.
Globalement, plus la personne est jeune, plus elle est urbaine, et plus elle est concernée par ce mode d’utilisation, aucune différenciation de sexe n’est à noté. Les CSP+ sont aussi beaucoup plus nombreux que les ouvriers à l’utiliser.
Les statistiques d’utilisation des scooters électriques en 2024
Le rapport le plus récent de l’Observatoire national de la mobilité partagée, publié en 2023, a révélé que 67 municipalités italiennes avaient adopté des services de mobilité partagée en 2022. Milan en particulier, avec une augmentation de 21 % par rapport à l’année précédente, est devenue la troisième ville d’Europe en termes de croissance de la micromobilité partagée, devant Berlin (+ 306 %) et Barcelone (+ 44 %).
La France n’atteint pas encore une telle croissance, mais cela ne semble être qu’une question de temps, car l’usage des transports électriques se généralise, tout moyen de transport confondu.
En ce qui concerne spécifiquement les scooters électriques partagés , en France, en 2022, le nombre total de locations a augmenté de 39 % par rapport à l’année précédente, tandis qu’il y a eu une baisse de 56 % des accidents impliquant ces véhicules, l’aspect sécuritaire n’est donc pas a négliger.
Il n’existe pas de données permettant de déterminer précisément combien de personnes utilisent des trottinettes électriques, qu’elles soient possédées ou partagées, pour se rendre au travail ou en revenir.
Selon les données ISTAT de 2019, 50,7 % des Français se déplacent pour travailler ou étudier, et 81,6 % utilisent leur propre véhicule, principalement leur voiture, ce qui est de plus en plus en baisse, notamment dans les grandes villes ou les municipalités mettent en place de nombreux moyens d’être les plus vertes possibles, la voiture a carburant n’y a pas sa place.
Cependant, 51,6 % des personnes employées se déplacent hors de leur commune de résidence pour se rendre au travail, et parmi elles, un tiers mettent moins de quinze minutes pour s’y rendre. Ce trajet pourrait donc facilement être effectué en scooter électrique, comme le montrent également les données recueillies hors de France.
Selon une étude publiée en 2022 et menée à Paris, Malaga, Bordeaux et Hambourg par exemple, les scooters électriques partagés sont utilisées pour des trajets d’environ 7,2 km et d’une durée moyenne de 12 minutes, avec un pic d’utilisation entre 15 et 17 heures, ils sont donc très pertinents en ville, même hors grandes métropoles, d’autant plus que leur facilité a être conduit rend le trajet très agréable.
Les avantages de se déplacer en trottinette électrique
Utiliser une trottinette électrique pour les déplacements, notamment urbains, présente plusieurs avantages. Tout d’abord, pour l’environnement, contrairement aux moteurs traditionnels, la trottinette électrique ne contribue pas à l’augmentation des particules fines, du bruit et de la pollution atmosphérique, et le marché devrait être porté par cet aspect, car les moyens de transports non polluants connaissent tous une énorme croissance.
Un deuxième avantage est économique, acheter un scooter électrique nécessite un investissement initial inférieur à celui d’une voiture, évidemment, et les coûts d’entretien et de gestion sont également faibles.
Enfin, vous gagnez du temps. Grâce à un scooter électrique , vous évitez les embouteillages et les files d’attente, et vous gagnez également du temps à chercher une place de stationnement, ce qui en ville peut prendre plus de temps que le trajet en lui-même.
Les perspectives d’avenir et tendances de croissance
Compte tenu de leurs avantages pratiques, économiques et environnementaux, les scooters électriques ont théoriquement le potentiel de jouer un rôle intéressant dans la micromobilité urbaine du futur, notamment lorsqu’il s’agit de parcourir de courtes distances dans les villes.
Les réglementations devraient aussi être un accélérateur d’utilisation des scooters électriques, car même si les ZFE ont été supprimées, les moyens alternatifs à la voiture à essence ou diesel sont favorisés par le législateur.
Qui plus est, le parc routier est de plus en plus aménagé pour que les moyens de transports alternatifs puissent y circuler, ce qui concerne les scooters électriques.
La relative baisse du pouvoir d’achat conjugué à un parc automobile d’occasion qui va devenir obsolète, notamment les modèles à essence, devraient attirer une large gamme de personnes souhaitant passer à l’électrique sans pour autant y dédier un fort budget.

