Questions / réponses sur l’orpaillage de loisir en France

Sommaire :

De nombreuses questions se posent lorsqu’on débute en orpaillage. Et c’est tout à fait normal, car l’orpaillage de loisir est pratiqué par une poignée de personnes en France et font preuve d’un véritable savoir-faire ancestral pour trouver de l’or. Le partage des informations et les compétences à avoir se gardent comme un véritable trésor. Une manière simple, mais longue pour apprendre l’orpaillage est de vous débrouiller par vous-même. Mais cela vous demandera de pratiquer beaucoup, d’expérimenter et d’être autocritique envers vous-même.



Par chance, nous vous proposons dans cet article un ensemble de questions que n’importe quel orpailleur amateur peut se poser à un moment ou à un autre. Ces questions seront répondues par la voie binaire, c’est-à-dire qu’elles se répondent par oui ou non. Bien entendu, nous n’allons pas vous laisser avec ces réponses simplistes et vides de sens. Nous y apporterons également des preuves, explications et justifications.

Car l’orpaillage ne s’apprend pas comme ça, et parfois, vous devez avoir besoin d’un petit coup de pouce pour vous améliorer dans la recherche de ce métal précieux.

La prospection en orpaillage

Toutes les rivières Françaises sont-elles aurifères ?

  • Non !

Beaucoup de gens disent sur internet que 80% des cours d’eau en France sont aurifères. Mais pour dire vrai cette information est entièrement fausse. Donc non, il n’y a pas de l’or partout en France. L’or se répartit uniquement sur certaines zones géographiques telles que la Bretagne qui est probablement la zone la plus aurifère de France, mais dont la pratique de l’orpaillage de loisir est aujourd’hui interdit. Pour plus d’information sur l’orpaillage interdit en Bretagne et ailleurs en France, lisez cet article : Les départements qui interdisent la pratique de l’orpaillage de loisir).

Gardon dans le gard en france Recherche d'or amateur sur le ruisseau ,

Ensuite nous avons une zone historiquement aurifère du côté Est du Massif central, notamment dans le Gard. Les cours d’eau des Alpes sont quelques fois aurifères. L’ensemble de ces cours d’eau (des alpes et du Massif central de l’Est enrichissent en or le fleuve du Rhône).

Enfin nous avons les cours d’eau du massif des Pyrénées qui sont aurifères, plus particulièrement le centre et la partie Est du massif Pyrénéen. Hélas, la partie française est largement moins aurifère que la face Espagnole.

Finalement, nous parlons de près d’une centaine de cours d’eau seulement (allant du plus gros fleuve jusqu’au petit ruisseau) en France qui drainent réellement de l’or pouvant être exploité par les orpailleurs. Il peut arriver de trouver une paillette dans un cours d’eau qui, normalement n’est pas répertorié comme tel, drainant des zones géologiques paléolithiques, mais bien souvent, cet or n’est pas libre et bien souvent incluse dans la roche.

Donc effectivement, les cartes géologiques de BGRM expliquent que de l’or est partout en France, mais en réalité, ce ne sont que des sondages dans des zones où les cours d’eau ne s’érodent pas sur ces secteurs. 

Est-il possible de trouver beaucoup d’or ?

  • Oui !

En fait, la quantité d’or est toute relative. Ne vous attendez pas à trouver 1 gramme d’or par jour tous les jours. Bien évidemment, cela peut arriver, mais c’est avant tout une question d’expérience pour trouver un bon coin, de chance parfois pour être au bon endroit au bon moment, et surtout d’effort. Car l’orpaillage est et restera un travail minier et manuel. 

Ceci sous-entend qu’il faudra déplacer beaucoup de graviers, si possible le plus concentré possible en or, et que par la force des choses, plus on nettoiera de graviers aurifères et plus on trouvera d’or. N’oubliez jamais que l’orpaillage est une activité physique, mais ne vous inquiétez pas, votre corps saura vous dire “stop” si vous forcez trop.

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Trouve-t-on plus d’or dans le bedrock que dans un banc de graviers ?

  • Oui !

Techniquement, il est admis que le bedrock demeure un des meilleurs pièges pour capturer l’or, que ce soit des failles ou des marmites, qu’un banc de gravier, pour la simple raison. Un bedrock ne bouge pas, même sous l’effet d’une crue. Ce qui n’est pas le cas d’un banc qui peut être lessivé, grossir, et l’or peut soit se déposer ou s’enfoncer à travers les galets.

Exploiter un banc de graviers demande donc un facteur chance et être au bon moment au bon endroit. Alors qu’un bedrock, même exploité, peut se recharger la saison suivante.

La gold line se trouve-t-elle toujours dans l’eau ?

  • Non !

La gold line est le chemin qu’emprunte l’or et le sable noir (dense) sous l’eau, poussé par les effets du courant. En période de crue importante, ce chemin se modifie et les débits mis en jeu peuvent être 10 fois supérieurs au débit que vous avez en été. Aussi, un placer à découvert en été peut se trouver sous l’eau en pleine crue et se trouver sur le nouveau chemin de la gold line, dans ces conditions.

Il est donc tout à fait possible, voire récurrent, d’avoir une gold line se retrouvant dans une zone hors de l’eau en été, pendant une crue au printemps.

Est-il judicieux de prospecter dans des zones connues en orpaillage ?

  • Oui !

En réalité, vous avez tout intérêt d’exploiter les zones où vous savez que les orpailleurs vont. C’est le meilleur moyen d’être certain de trouver de l’or, surtout lorsqu’on débute. Mais le plus intéressant, c’est de sortir des sentiers battus. Car l’orpaillage, c’est surtout de la prospection et la joie de découvrir un endroit connu de personne, avec plus ou moins de réussite.

Par contre, si cela vous arrive, un conseil ! N’en parlez à personne !

Il est interdit d’utiliser une carte géologique, ou historique pour chercher de l’or ?

  • Non !

C’est même tout le contraire. L’orpaillage, c’est d’abord un travail d’enquête qui commence devant des archives historiques et des cartes. Vous avez tout intérêt à prendre toutes les informations qui vous serviront à trouver des endroits intéressants et méconnus des autres.

Il n’est pas obligatoire de s’y connaitre en géologie en orpaillage ?

  • Oui !

Il est certain qu’avoir des notions en géologie vous aidera à apprendre certaines techniques en orpaillage et en prospection. Mais nul besoin de s’y connaître en géologie pour trouver de l’or. Car tout s’apprend, mais n’est pas forcément indispensable. Et puis, l’orpaillage et ses notions se rapproche plus de la physique (densité, gravité, mécanique des fluides) que de la géologie.

Plus on remonte en amont, plus on trouve d’or

  • Non !

Ceci est un préjugé. Car on dit souvent en orpaillage que l’or vient d’une source. Que si on trouve de l’or ici, c’est que l’or vient de plus haut et donc que la source est en amont. Même si cela est vrai, ce n’est pas pour ça que vous trouverez plus d’or. C’est même tout le contraire. L’or alluvionnaire est un or qui s’accumule à un endroit. S’il s’accumule, c’est que les conditions sont réunies pour le faire.

Si dans un cours d’eau, les sources proviennent de plusieurs affluents, ce qui est souvent le cas, vous aurez tout intérêt à descendre en aval plutôt que de monter en amont. Car l’or, lui, ne fera que descendre le cours d’eau.

L’or se dépose-t-il lorsque le courant de l’eau diminue brusquement ?

  • Oui !

Lorsque le rythme de l’eau ralentit, l’or commence à tomber instantanément. Maintenant, pourquoi y a-t-il une diminution de la vitesse ? Parce que tout ce qui bouge plus vite continuera à bouger. Cependant, tout ce qui est ralenti entraine le dépot de l’or, les plus grosses particules et pépites d’abord, jusqu’au matériau fin, qui peut, s’il y a un flux quelconque, continuer à descendre le courant puisqu’il flotte pratiquement.

Ainsi, lorsque vous avez ce type de circonstance, cela dépend de la présence d’une courbe ou d’une partie droite. L’hydrodynamique fait que l’or est balayé d’un côté ou de l’autre du cours d’eau ou à travers le centre du lit.

Il faut savoir que pendant le haut débit, ce qui n’est pas le cas lors des bas débits, l’or va se concentrer, car il se peut très bien que la plage sur laquelle vous êtes assis soit celle où l’or est vraiment déposé. Et c’est à un mètre ou deux de la roche-mère. Par conséquent, gardez-le à l’esprit.

Est il intéressant de chercher de l’or sur des murs ou terrasses de graviers ?

  • Oui !

Les terrasses ou murs peuvent exister sur des placers de méandres. Ils peuvent se trouver aussi bien sur la rive intérieure ou extérieure. Ces terrasses mesurent en général entre 50cm à 2 à 3 mètres de hauteur. Dans ces 2 cas, ce sont 2 phénomènes différents qui s’opèrent.

  • Pour le cas ou la terrasse est sur une rive extérieure, il s’agira alors d’un placier ancien en cours d’érosion. Le courant vient donc grignoter ce dépôt au fil du temps. Un cours d’eau suit actuellement un certain chemin qui était forcément différent dans le passé. Une zone de dépôt hier peut devenir une zone d’érosion aujourd’hui, et inversement, car la courbe d’une rivière évolue au fil des siècles.
  • Dans le cas d’une terrasse sur une rive intérieur, il s’agit dans ce cas d’un dépôt de sédiments dû à une variation importante du courant sur le méandre avec des variations à grosses amplitudes de niveau de l’eau, et donc de puissance de l’eau.

Dans ces 2 cas, un placer, même en muret ou terrasse, aussi bien en rive intérieur ou extérieure, reste quand même un placer. Donc de l’or peut s’y déposer ou s’y être déposé dans le passé. Voilà pourquoi si vous trouvez ce genre de configuration, il faut tenter sa chance.

Y-a-t-il systématiquement de l’or si on trouve des hématites ?

  • Non !

L’hématite est une roche que l’on trouve régulièrement dans les rivières Française et ont la particularité d’être riche en Oxyde de fer. De ce fait, la densité de cet espèce minérale se traduit par une forte densité. C’est donc un bon indicateur de densité des matériaux qui peuvent traduire la présence d’or.

Mais attention ! Nous avons bien choisi nos mots. L’hématite reste uniquement un indicateur pour marquer une zone étant capable d’accumuler des matériaux de forte densités. Mais cela ne prouve en rien qu’il y a de l’or. La densité est autour de 5, alors que l’or natif a une densité de 19.3. Autant dire que l’hématite reste assez léger …

Si, à cela, on ajoute toutes les contraintes de transports par le courant de matériaux, avec un tel gradient de densité, on ne peut pas affirmer qu’un dépôt d’or sera forcément présent dans une zone riche en hématite. C’est exactement le même principe que pour le sable noir et la magnétite.

Le matériel d’orpaillage

Une batée est-elle plus rapide qu’une rampe de lavage pour nettoyer du sable aurifère ?

  • Oui !

En compétition, un orpailleur est capable de traiter 5 Litres de sable aurifère en moins de 30 secondes, paillettes en fiole ! Essayer de battre ce temps avec une rampe d’orpaillage ! C’est tout bonnement impossible.

Imaginez ! Vous devez tamiser le sable avec une trémie et remplir votre seau de 5 Litres, passer vos 5 Litres de sable dans la rampe sans la bourrer, nettoyer le contenu de la rampe dans votre pan puis faire un nettoyage final. Vous en aurez pour plus de 5 minutes si vous êtes bon et pas trop bourrin.

Une rampe d’orpaillage est-elle indispensable pour débuter ?

  • Non !

Et je dirais même plus, absolument pas !

Lorsqu’on débute, la première chose à apprendre à utiliser est le maniement de la batée (pan ou chapeau chinois). Sans cet apprentissage, vous ne pourrez pas apprendre à prospecter et donc savoir où se trouve l’or. Quel intérêt d’utiliser dès le départ une rampe si on ne sait pas où chercher ni comment chercher ? Comme disait l’autre … La réponse est vite répondue … Le pan américain est l’outil le plus important et indispensable que vous ayez !

Aventures sur la rivière. Prospecteur d'or alluvial.

Tamiser est-il un gain de temps ?

  • Oui !

Au premier abord, cela peut sembler fastidieux de tamiser et dégrossir le trie en supprimant les plus gros morceaux de graviers. Mais si vous y réfléchissez 2 fois avant d’émettre ce doute dans votre esprit. Tamiser vous permet d’éviter de nettoyer des cailloux inutiles, limitant donc ce volume dans votre seau puis dans votre pan ou rampe de lavage. Sachant que, de toute façon, ces cailloux inutiles seront inexorablement évacués de votre pan ou rampe, car ce n’est pas de l’or.

Quel serait donc l’intérêt pour vous de vous épuiser à déplacer des minéraux pour rien quand vous pouvez dès le départ les évacuer en limitant vos déplacements inutiles. Une chose est certaine, en tamisant, votre dos vous remerciera !

Une rampe d’orpaillage chère est-elle plus efficace ?

  • Non !

Le prix d’une rampe d’orpaillage n’a aucune influence sur la quantité d’or que vous allez trouver. Ce qui influe la quantité d’or, c’est la qualité et le sérieux de votre prospection initiale de la zone. Même si la zone est intéressante à exploiter, pensez bien que le prix d’une rampe n’a rien à voir avec sa qualité de fabrication ou son efficacité.

Ce qui fait qu’une rampe fonctionne dépend exclusivement de l’orpailleur qui l’utilise et de la façon dont il l’utilise. Bon nombre d’orpailleurs fabriquent eux même leur rampe de lavage avec, souvent, des matériaux de récupération. L’esthétisme n’aura donc aucune influence sur sa fonction, ni même la forme de ses pièges. C’est bien l’expérience du chercheur d’or avec son matériel, ainsi que son affinité avec lui qui fera que sa rampe sera efficace. Et non pas son prix.

Débuter l’orpaillage avec un kit d’orpaillage est-il une bonne idée ?

  • Oui !

En réalité, un kit d’orpaillage a été créé pour débuter en orpaillage. C’est le meilleur achat que vous puissiez faire si vous débutez en orpaillage ou si vous souhaitez le faire. Un kit d’orpaillage est suffisamment complet pour commencer correctement. Il y a tout ce dont vous avez besoin pour commencer dans de bonnes conditions : un pan ou 2, un tamis, une pissette d’aspiration, des fioles. Vous n’avez rien besoin de plus lors de votre première année et vous vous en servirez tout le temps.

Le matériel d’orpaillage coute-t-il cher ?

  • Non !

Le matériel de base n’étant pas si cher (autour de 30 euros), le reste du matériel peut ne pas coûter cher, surtout si vous aimez bricoler. Là aussi, pas besoin d’être un ingénieur. Le matériel tel que les rampes de lavage, les pompes à main sont assez simple à fabriquer et ne demande pas de compétences particulières en mécanique.

Hors mis un pan ou une batée, tout le matériel d’orpaillage peut être soit fabriqué, recyclé ou détourné de son utilisation initiale, ce qui peut largement alléger la facture.

Après tout dépend si votre but est d’avoir de l’or ou apprécier d’en trouver.

Homme en combinaison sèche faisant de l'orpaillage dans le Kildonan Burn à la recherche d'or.

Peut-on utiliser un détecteur de métaux pour chercher de l’or ?

  • Oui et non !

La réglementation sur l’orpaillage amateur notifie clairement que seul un matériel manuel et artisanal peut être utilisé. On entend donc par artisanal, un matériel basique et inerte. Or, un appareil électronique ne peut pas être considéré comme un matériel artisanal ou manuel.

Cependant, rien ne vous oblige à ne pas l’utiliser à l’exclusive condition de le mentionner dans votre déclaration en DDT. Vous verrez si le législateur vous autorise à utiliser ce matériel.

Pour être complètement autorisé d’utiliser un détecteur de métaux, il faut faire une demande de professionnalisation de cette activité minière.

La réglementation en orpaillage

Peut-on pratiquer ce loisir sans se déclarer auprès de la DDT ?

  • Non !

Même si l’orpaillage récréatif est un loisir, et que le code minier ne s’applique pas, car vous êtes un amateur, la réglementation vous demande quand même de déclarer votre activité auprès de la police de l’eau du département où se déroule votre prospection. Sans cette autorisation ou preuve de votre démarche, un gendarme ou garde-pêche peut, dans le meilleur des cas, vous demander de quitter les lieux, voire vous dresser un procès verbal.

Dans cette déclaration vous devez décliner votre adresse et votre identité, le lieu et/ou le cours d’eau que vous comptez prospecter, le matériel que vous allez utiliser et la période de votre recherche.

Doit-on remettre en état notre zone de prospection ?

  • Oui !

2 arguments pour répondre à cette affirmation.

La première est légale et est soumise par le code de l’environnement avec l’article L211.1 qui dit “La protection des eaux et la lutte contre toute pollution, […] plus généralement par tout fait susceptible de provoquer ou d’accroître la dégradation des eaux en modifiant leurs caractéristiques physiques, chimiques, biologiques ou bactériologiques, […]. Cet article vous oblige donc à remettre en état la zone afin de ne pas modifier le tracé initial ou le débit du cours de l’eau.

Le second est purement éthique et moral. Il va de soi qu’il est de votre responsabilité de faire en sorte de ne pas dégrader un milieu naturel et de le remettre en état derrière vous, même de le mettre dans un état encore meilleur si, par exemple, vous apercevez des déchets charriés par le courant.

L’orpaillage de loisir est-il sous la juridiction des services des mines ?

  • Non !

Autant l’orpaillage est complètement une activité minière, la pratique amatrice est, quant à elle, sortie du ressort du service minier et se trouve sous la responsabilité du ministère de l’Environnement au travers de la DREAL et de la DDT.

La pratique de l’orpaillage a-t-il un impact sur la biodiversité ?

  • Non !

Même si, quand on parle d’orpaillage, on pense tout de suite à pollution ou orpaillage illégal. Pourtant, l’orpaillage de loisir n’utilise aucun produit chimique ni moyen mécanique. Tout le matériel est uniquement manuel avec une portée extrêmement limitée sur le milieu. Le chercheur d’or ne peut utiliser que la force de ses bras pour trouver quelques paillettes.

Certains départements interdisent pourtant la pratique pensant que l’impact de ce loisir est conséquent. Pourtant, une crue saisonnière provoque bien plus de dégâts sur les berges, le lit et le biotope que les quelques orpailleurs qui pratiquent ce loisir partout en France.

L’orpaillage de loisir a-t-il une incidence sur les frayères ?

  • Non !

L’orpaillage se pratique généralement pendant les mêmes périodes que l’ouverture de la pêche, c’est-à-dire, majoritairement en été. Pendant cette période, la ponte des poissons d’eau douce est déjà terminée depuis bien longtemps. L’orpaillage se pratiquant habituellement sur des bancs en bordure de berge, ces bancs se retrouvent donc au-dessus du niveau de l’eau. La démobilisation des sédiments dans l’eau n’impacte en rien le banc de galets sous condition que ces dernières soient remises en place.

D’où l’importance de remettre en état la zone de prospection.

Les montées d’eau automnale faisant légèrement remonter le niveau de l’eau, elles sont suffisantes pour remobiliser les sédiments et reconstituer le ciment naturel entre les galets qui ont été démobilisés pendant l’été par les orpailleurs afin de reconstituer la frayère.

De plus, l’activité de l’orpaillage en été permet de libérer les sédiments, souvent riche en nutriments de décomposition et en graines de la végétation environnante. Ceci assure donc un enrichissement en nutriment disponible pour les poissons en été et une germination des graines plus en aval afin de solidifier les berges.

Enfin, la pratique de l’orpaillage ne fait pas plus de mal que des pêcheurs marchant dans l’eau en waders et encore moins qu’une crue hivernale pouvant mettre en mouvement l’ensemble des placers et des frayères.

L’orpaillage de loisir peut-il être interdit en France ?

  • Non !

Bon, ok, la réponse est très optimiste. Mais techniquement cette réponse semble correcte. Bien qu’on sache qu’en ce moment certains départements interdisent la pratique de l’orpaillage, ces DDT qui refusent de donner une issue favorable à la pratique sous couvert de protection de biotope entrent en porte-à-faux avec d’autres activités qui, elles, sont autorisées, voire tolérées.

Il est intéressant de noter qu’en France, chaque département à son point de vue sur la pratique de la recherche d’or amateur, sa propre interprétation sur l’impact de ce loisir sur le milieu, toujours sans aucune étude tangible attestant cela. On peut même affirmer que certaines décisions d’interdictions sont prises par méconnaissance et par crainte d’un risque hypothétique, et non prouvé.

Pourtant, bon nombre d’études ont lieu chaque année par les agents de l’OFB sur le statut et l’État du biotope partout en France, sans parler des autres fédérations d’activités qui collectent des données pour mesurer cet état et adapter les activités qu’elles servent. Pour l’orpaillage il n’y a rien, sauf si ce n’est un préjugé des agents sur ce qu’ils pensent être l’orpaillage, sans jamais avoir tenu une batée en main.

Pourtant, on serait tenté de penser que si l’orpaillage est interdit, pourquoi d’autres loisirs utilisant le milieu aquatique en milieu naturel perdurent ?

Autres questions relatives à l’orpaillage

Peut-on devenir riche en cherchant de l’or ?

  • Non !

Il est tout bonnement impossible de devenir riche, voire gagner un peu d’argent à pratiquer l’orpaillage de loisir. Pour être parfaitement honnête, les seuls qui s’enrichissent en orpaillage sont les professionnels liés au commerce de l’orpaillage de loisir que ce soit les magasins de vente de matériel ou le tourisme lié à cette activité.

Si vous comptez vendre votre récolte, vous devez pour cela en faire la demande auprès de la DREAL et vous faire passer comme un professionnel minier avec toutes les charges qui vont avec.

Il n’est pas nécessaire de faire un stage d’orpaillage pour débuter ?

  • Oui !

Vous pouvez vous dispenser d’un stage d’initiation à l’orpaillage. Aujourd’hui, 60% des nouveaux orpailleurs apprennent seuls, par mimétisme en s’aidant des vidéos sur internet. Cependant, assister à un stage peut vous aider à gagner du temps et apprendre plus vite. Mais ces stages sont limités dans le temps et dans les connaissances.

Vous apprendrez les bases comme les premières notions de prospection et le maniement du pan ou de la batée. Mais ce n’est pas en 1/2 journée que vous saurez orpailler. Pour cela il faudra vous lancer seul de votre côté et passer du temps au bord de l’eau.